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Gianni MottiFiche artiste 37/55

focus

au centre culturel suisse

C'est l'artiste qui est au bon moment au mauvais endroit. La dimension performative est très présente dans son travail, que ce soit quand il crée lui-même la situation qui fait l'œuvre, ou quand il crée une situation en impliquant d'autres personnes.

événements

au centre culturel suisse

C'est l'artiste qui est au bon moment au mauvais endroit. La dimension performative est très présente dans son travail, que ce soit quand il crée lui-même la situation qui fait l'œuvre, ou quand il crée une situation en impliquant d'autres personnes.

mar 08 Dec
1
18h
performanceCentre culturel suisse+33 1 42 71 44 50

Guardie Svizzere (2015)
Avec le soutien de l’Opéra de Fribourg pour le prêt des costumes de Carlotta ou la Vaticane.

3
18h
Installation et sculptureCentre culturel suisse+33 1 42 71 44 50

The Big Illusion (1994–2014, 60'), installation vidéo
En 1995, Gianni Motti rencontre Mister RG, un célèbre magicien. Il devient son assistant et apprend très rapidement toutes les ficelles du métier au grand étonnement de son professeur qui peu à peu lui livre ses tours les plus secrets. Ces six vidéos montrent le duo en exercice : l’artiste se fait découper en rondelles, transpercer par une herse, flamber la tête, disloquer le corps jusqu’à flotter dans les airs, sans aucun effort.


First Step in Belgium (2010), sculpture en bronze 
Gianni Motti n’avait jamais foulé le sol belge. Pour son exposition à Bruxelles en 2010, Motti ne verse pas dans la surenchère : chez D+T PROJECT il expose une seule dalle marquée de l’empreinte de son premier pas en Belgique, sobrement intitulée First Step in Belgium, les galeristes l’ayant attendu à l’aéroport avec un bac de ciment pour immortaliser l’évènement.

mer 09 Dec
1
13h
Installation et sculptureCentre culturel suisse+33 1 42 71 44 50
jeu 10 Dec
1
13h
Installation et sculptureCentre culturel suisse+33 1 42 71 44 50
ven 11 Dec
1
17h
PerformanceCentre culturel suisse+33 1 42 71 44 50

Guardie Svizzere (2015)

2
18h
Installation et sculptureCentre culturel suisse+33 1 42 71 44 50

The Big Illusion (1994–2014, 60'), installation vidéo
En 1995, Gianni Motti rencontre Mister RG, un célèbre magicien. Il devient son assistant et apprend très rapidement toutes les ficelles du métier au grand étonnement de son professeur qui peu à peu lui livre ses tours les plus secrets. Ces six vidéos montrent le duo en exercice : l’artiste se fait découper en rondelles, transpercer par une herse, flamber la tête, disloquer le corps jusqu’à flotter dans les airs, sans aucun effort.


First Step in Belgium (2010), sculpture en bronze 
Gianni Motti n’avait jamais foulé le sol belge. Pour son exposition à Bruxelles en 2010, Motti ne verse pas dans la surenchère : chez D+T PROJECT il expose une seule dalle marquée de l’empreinte de son premier pas en Belgique, sobrement intitulée First Step in Belgium, les galeristes l’ayant attendu à l’aéroport avec un bac de ciment pour immortaliser l’évènement.

sam 12 Dec
1
13h
PerformanceCentre culturel suisse+33 1 42 71 44 50

Guardie Svizzere (2015)

2
13h
Installation et sculptureCentre culturel suisse+33 1 42 71 44 50

The Big Illusion (1994–2014, 60'), installation vidéo
En 1995, Gianni Motti rencontre Mister RG, un célèbre magicien. Il devient son assistant et apprend très rapidement toutes les ficelles du métier au grand étonnement de son professeur qui peu à peu lui livre ses tours les plus secrets. Ces six vidéos montrent le duo en exercice : l’artiste se fait découper en rondelles, transpercer par une herse, flamber la tête, disloquer le corps jusqu’à flotter dans les airs, sans aucun effort.


First Step in Belgium (2010), sculpture en bronze 
Gianni Motti n’avait jamais foulé le sol belge. Pour son exposition à Bruxelles en 2010, Motti ne verse pas dans la surenchère : chez D+T PROJECT il expose une seule dalle marquée de l’empreinte de son premier pas en Belgique, sobrement intitulée First Step in Belgium, les galeristes l’ayant attendu à l’aéroport avec un bac de ciment pour immortaliser l’évènement.

dim 13 Dec
1
13h
PerformanceCentre culturel suisse+33 1 42 71 44 50

Guardie Svizzere (2015)

2
13h
Installation et sculptureCentre culturel suisse+33 1 42 71 44 50

The Big Illusion (1994–2014, 60'), installation vidéo
En 1995, Gianni Motti rencontre Mister RG, un célèbre magicien. Il devient son assistant et apprend très rapidement toutes les ficelles du métier au grand étonnement de son professeur qui peu à peu lui livre ses tours les plus secrets. Ces six vidéos montrent le duo en exercice : l’artiste se fait découper en rondelles, transpercer par une herse, flamber la tête, disloquer le corps jusqu’à flotter dans les airs, sans aucun effort.


First Step in Belgium (2010), sculpture en bronze 
Gianni Motti n’avait jamais foulé le sol belge. Pour son exposition à Bruxelles en 2010, Motti ne verse pas dans la surenchère : chez D+T PROJECT il expose une seule dalle marquée de l’empreinte de son premier pas en Belgique, sobrement intitulée First Step in Belgium, les galeristes l’ayant attendu à l’aéroport avec un bac de ciment pour immortaliser l’évènement.

mar 19 Sep
1
18h30
Real Time (2017)Musée Tinguely

exposition

au centre culturel suisse

C'est l'artiste qui est au bon moment au mauvais endroit. La dimension performative est très présente dans son travail, que ce soit quand il crée lui-même la situation qui fait l'œuvre, ou quand il crée une situation en impliquant d'autres personnes.

Cosmic Storm (2006, 30')

Vidéo, courtesy l'artiste et galerie Perrotin, Paris

The Big Illusion (1994, vidéo)

Iinstallation de 6 vidéos sur moniteurs.

En 1995, Gianni Motti rencontre Mister RG, un célèbre magicien. Il devient son assistant et apprend très rapidement toutes les ficelles du métier au grand étonnement de son professeur qui peu à peu lui livre ses tours les plus secrets.

extraball

colloque

+

Notice biographique

Né en 1958, vit à Genève.
Gianni Motti marque la scène internationale avec son activisme artistique très particulier. Fidèle à sa devise – être à la mauvaise place au bon moment –, il intervient sur tous les fronts, souvent hors du monde de l’art. Véritable génie de l’appropriation et de la manipulation des événements quotidiens ou médiatiques, il met au point une stratégie artistique faite d’infiltrations et de détournements de situations existantes. Souvent synonymes de désordre public, ses actions apparaissent comme le grain de sable susceptible de faire dérailler les systèmes les plus rodés. Gianni Motti a exposé dans de nombreuses institutions : Migros Museum, Zurich (2012 et 2004), Synagogue de Delme et Ferme du Buisson, Marne-la-Vallée (2009), La Criée, Rennes (2008), Pavillon suisse, Biennale d’art de Venise (2005), National Museum of contemporary art, Bucarest et Centre culturel suisse, Paris (avec Christophe Büchel) ; Palais de Tokyo, Paris (2004) ; KW, Berlin (2002) ; Kunsthalle, Berne ; Swiss Institute, New York (2001) ; CNAC Le Magasin, Grenoble (1996) et a participé à des nombreuses collectives, par exemple Centre Pompidou Metz (2009) ; Kunsthaus Zurich (2008) ; Frieze Projects, Londres (2007) ; PS1, New York (2006) ; Biennale d’art de Venise (2005) ; CCA Wattis Institute, San Francisco ; Prague Biennial (2005) ; Manifesta 4, Frankfurt (2002).

bibliographie

interview

images

videos

textes

La grande illusion

Gianni Motti présente un ensemble de vidéos chroniquant son expérience avec un illusionniste, une dalle à l'empreinte de son pied, une vidéo qui le présente tel le cobaye d'une expérience et ...

Gianni Motti présente un ensemble de vidéos chroniquant son expérience avec un illusionniste, une dalle à l'empreinte de son pied, une vidéo qui le présente tel le cobaye d'une expérience et une performance encore secrète

Précédemment, Gianni Motti a jeté de l'encre sympathique entre deux œuvres de l'exposition Les Immatériaux au Centre Pompidou (Magic Ink, 1985) ; brigué le siège de la Maison-Blanche (Motti 96', 1996) ; ouvert un cabinet de psychologue (Psy Room, 1996) ; détourné un car de touristes japonais pour visiter une exposition (Pathfinder, 1997) ; infiltré la 53e cession des Droits de l'homme, en occupant le siège du délégué indonésien (ONU, intervention, 1997) ; présenté son horoscope sur Canale 3 Toscana (Horoscope, 2001) ; placé des gardes suisses à l'entrée du Swiss Institute de New York (Swiss Guards of Vatican, 2001) ; reformé le groupe Bloody Riot pour un dernier concert à la Villa Médicis (Bloody Riot in concerto, 2002) ; demandé à un détachement de militaires américains de sécuriser la Biennale de Prague (Blitz, 2003) ; placé un policier en pleine méditation au centre de la Frieze Art Fair de Londres (Pre-Emptive Act, 2007) et bien d'autres performances qui se déplacent du côté de la situation, de l'intervention.

Ainsi, Gianni Motti exerce une pratique « insulaire » de la performance qui ne dépend d'aucune règle communautaire ou scénique. Il joue de l'improvisation, de la spontanéité et du « laisser-venir » hasardeux en fonction du contexte et de la situation dans lesquels il agit et crée. Ses actions s'accomplissent dans la vie quotidienne discrètement, presque sans s'en apercevoir, tout en étant des actes signifiants. Elles entretiennent avec la vie un rapport de continuité direct, en maintenant une capacité d'intervention active – pour créer une attention particulière, faire bouger les consciences endormies et élever la pensée. En 1994, Gianni Motti rencontra le magicien Mister RG et devint son élève pendant deux semaines. The Big Illusion (1994-1995, 60' en boucle) est un ensemble de six vidéos montrant cet incongru duo en exercice : Motti lévite au sommet d'une montagne, se retrouve dans une grande caisse transpercée par de longues lames tranchantes, apparaît dans un ensemble de large tissus volant au vent, au bord d'un précipice, porte une cage sur la tête qui sera ensuite transpercée par des couteaux, porte une boîte métallique mettant le feu à sa tête et place sa main à travers un anneau tranchant.

Jusqu'en 2010, Gianni Motti n'avait jamais mis les pieds en Belgique. Invité à exposer à Bruxelles, chez D+T Project, les directeurs de la galerie l'ont attendu à l'aéroport avec un bac de ciment frais pour immortaliser son premier pas foulant le sol belge, le 9 février 2010 à 07 h 55. La dalle est l'empreinte de cette performance. En 2005, Gianni Motti parcourut à pied le tunnel désert du LHC (Large Hadron Collider), le plus puissant accélérateur de particules au monde installé au coeur du CERN, qui a pour mission de reproduire les conditions primordiales de l'univers, les instants qui ont succédé au Big Bang et la disparition de l'antimatière. Un an après cette marche, Gianni Motti retourne au CERN. Pour Cosmic Storm (2006, 30' en boucle), il se filme dans la salle du détecteur qui permet de capter et de visualiser les rayons cosmiques – ces particules invisibles qui tombent sans arrêt sur notre planète, en nous traversant de toutes parts – grâce à des millions de fils extrêmement fins. Motti est immobile, assis au milieu de cette salle, filmé en infrarouge (pour être visible dans l'obscurité de la salle). Il ressemble à un objet d'étude, un sujet d'expérience, un cobaye sous surveillance bombardé d'une multitude de faisceaux lumineux.

Jusqu'au jour de sa performance au CCS, entre le 18 septembre et le 13 décembre 2015, Gianni Motti ne dira rien de ce qu'il fera : « La performance est devenue une forme de spectacle bien rodé. Tout y est prévu à l'avance. Aucune prise de risque. » Rien ne sera dévoilé en amont, le secret sera gardé, le mystère préservé : « J'aime qu'il y ait quelque chose d'obscur derrière une œuvre. C'est presque une conspiration. Une œuvre d'art pourrait dire : “À qui profite le crime ?” Et dans le cas précis de la performance au CCS, Motti rajoute : « si c'est un crime, il sera passionnel ».

 

Timothée Chaillou, critique d'art et commissaire d'exposition indépendant

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