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Roman SignerFiche artiste 39/46

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mar 27 Oct
2
18h
Projection en boucleCentre culturel suisse+33 1 42 71 44 50

Vers la flamme – Ein Konzert mit Störung (2014, 8'40'')
Un lac, un piano, un radeau constituent le décor dans lequel apparaît le jeune pianiste islandais Víkingur Ólafsson pour interpréter Vers la flamme, joyau mystique du compositeur Alexandre Scriabine.

mer 28 Oct
1
13h
Projection en boucleCentre culturel suisse+33 1 42 71 44 50

Vers la flamme – Ein Konzert mit Störung (2014, 8'40'')

2
20h
Performance + ciné-concertCentre culturel suisser+33 1 42 71 44 50

Ballon mit rotem Band (2015)

Restenfilme XX (1975–1989)
Film mis en musique par le pianiste Yaron Herman (création).
Ce film est un montage des chutes, suppléments, ratés d’actions et autres repérages pour les films super 8 expérimentaux de Roman Signer. Les séquences révèlent toute l'inventivité et l'esprit des œuvres de Signer entre humour et esthétique du cause à effet. Il a accepté la proposition de le projeter avec le live d'un pianiste choisi par le CCS.

jeu 29 Oct
1
13h
Projection en boucleCentre culturel suisse+33 1 42 71 44 50

Vers la flamme – Ein Konzert mit Störung (2014, 8'40'')

ven 30 Oct
1
13h
Projection en boucleCentre culturel suisse+33 1 42 71 44 50

Vers la flamme – Ein Konzert mit Störung (2014, 8'40'')

sam 31 Oct
1
13h
Projection en boucleCentre culturel suisse+33 1 42 71 44 50

Vers la flamme – Ein Konzert mit Störung (2014, 8'40'')

dim 01 Nov
1
13h
Projection en boucleCentre culturel suisse+33 1 42 71 44 50

Vers la flamme – Ein Konzert mit Störung (2014, 8'40'')

événements

ven 18 Sep
1
19h30
Zelt mit Fussballkanone (2015)Centre culturel suisser+33 1 42 71 44 50

Au-delà de ses fameuses explosions et autres destructions sous contrôle, certaines interventions de Roman Signer relèvent plutôt de « l'action » voire de la « sculpture temporelle ». Le temps et l'espace sont déterminants et chaque seconde compte dans le processus de transformation et de mutation recherché par l'artiste.

mar 27 Oct
2
18h
Projection en boucleCentre culturel suisse+33 1 42 71 44 50

Vers la flamme – Ein Konzert mit Störung (2014, 8'40'')
Un lac, un piano, un radeau constituent le décor dans lequel apparaît le jeune pianiste islandais Víkingur Ólafsson pour interpréter Vers la flamme, joyau mystique du compositeur Alexandre Scriabine.

mer 28 Oct
1
13h
Projection en boucleCentre culturel suisse+33 1 42 71 44 50

Vers la flamme – Ein Konzert mit Störung (2014, 8'40'')

2
20h
Performance + ciné-concertCentre culturel suisser+33 1 42 71 44 50

Ballon mit rotem Band (2015)

Restenfilme XX (1975–1989)
Film mis en musique par le pianiste Yaron Herman (création).
Ce film est un montage des chutes, suppléments, ratés d’actions et autres repérages pour les films super 8 expérimentaux de Roman Signer. Les séquences révèlent toute l'inventivité et l'esprit des œuvres de Signer entre humour et esthétique du cause à effet. Il a accepté la proposition de le projeter avec le live d'un pianiste choisi par le CCS.

jeu 29 Oct
1
13h
Projection en boucleCentre culturel suisse+33 1 42 71 44 50

Vers la flamme – Ein Konzert mit Störung (2014, 8'40'')

ven 30 Oct
1
13h
Projection en boucleCentre culturel suisse+33 1 42 71 44 50

Vers la flamme – Ein Konzert mit Störung (2014, 8'40'')

sam 31 Oct
1
13h
Projection en boucleCentre culturel suisse+33 1 42 71 44 50

Vers la flamme – Ein Konzert mit Störung (2014, 8'40'')

dim 01 Nov
1
13h
Projection en boucleCentre culturel suisse+33 1 42 71 44 50

Vers la flamme – Ein Konzert mit Störung (2014, 8'40'')

exposition

extraball

ven 18 Sep
1
19h30
Zelt mit Fussballkanone (2015)Centre culturel suisser+33 1 42 71 44 50

Au-delà de ses fameuses explosions et autres destructions sous contrôle, certaines interventions de Roman Signer relèvent plutôt de « l'action » voire de la « sculpture temporelle ». Le temps et l'espace sont déterminants et chaque seconde compte dans le processus de transformation et de mutation recherché par l'artiste.

colloque

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Notice biographique

Né en 1938, vit à Saint-Gall 
Depuis le milieu des années 1970, les œuvres de Roman Signer activent et réactivent des paradoxes. Les micro-spectacles ou non évènements qui résultent de chacune de ses œuvres questionnent l'économie du spectacle, l'idée du rendement, l'obsession de l'efficacité et notre enracinement profond dans le fonctionnalisme. Il est principalement connu pour ses « actions » et régulièrement étiqueté comme artiste pyrotechnicien ou « artiste de l'explosion ». Il pratique la performance, la sculpture, le dessin, l'installation, la photographie et la vidéo. Il a notamment participé à Skulptur Projekte, Münster (1997) et à Documenta 8 à Kassel (1987). Parmi ses expositions personnelles récentes : The Curve, Barbican Centre, Londres (2015), Le Point du Jour, Cherbourg (2015), China Academy of Arts, Hangzhou (Chine) ; Kunstmuseum, St.Gall ; KINDL, Berlin (2014) ; The High Line, New York (2013) ; Aargauer Kunsthaus, Aarau ; HAB, Nantes (2012) ; Mercer Union, Toronto (2011) ; Sprengel Museum, Hanovre ; Swiss Institute, New York (2010) ; Pavillon suisse, Biennale d'art de Venise (1999).

bibliographie

interview

images

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textes

Retour de flamme

Éclater, exploser, désintégrer, malmener, chahuter… l’artiste Roman Signer s’en donne à coeur joie. ...

Éclater, exploser, désintégrer, malmener, chahuter… l'artiste Roman Signer s'en donne à coeur joie.

Roman Signer adore les anomalies ; depuis le début des années 1970, il réalise des sculptures qui étudient la transformation de son sujet sur la durée et sous l’action des forces de la nature. Quand le résultat ne correspond pas tout à fait à ce qu'il attend, il y puise un plaisir et une fascination toute particulière. Les matériaux qu'il utilise sont simples, des objets du quotidien : tables, chaises, seaux, fûts, vélos, valises, ballons, cordes, élastiques et tuyaux, par exemple. Le processus auquel il les expose est tout aussi simple : il les propulse, en utilisant des courants d'air ou d'eau. Les objets flottent, coulent, volent, tombent, gèlent, brûlent et quelquefois, grâce aux compétences pyrotechniques de Signer, ils explosent. Au CCS, il jouera notamment avec des ballons de manière très différente lors de deux performances et présentera une sculpture qui restera en suspens le temps de l'exposition. L'hélicoptère constitue son outil de travail préféré, avec lequel il « fait ses gammes » dans son atelier, avant de l'utiliser dans des projets en public.

Il ne pouvait pas se permettre la moindre erreur technique dans la réalisation de Vers la flamme - Ein Konzert mit Störung (un concert avec interruption) sur les bords du lac de Vernago (Italie), l'année dernière. Ce jour-là, le modèle réduit cédait la place à un vrai hélicoptère, et l'objet chahuté était un radeau d'une taille impressionnante, transportant un piano à queue. Au clavier, le jeune et téméraire virtuose islandais, Víkingur Ólafsson, revêtu d'une queue-de-pie très formelle et équipé d'un casque antibruit. Il jouait un morceau d'Alexandre Scriabine composé en 1914, Vers la flamme. Cette performance ne doit pas être comprise uniquement comme un amusant numéro d'équilibriste. Elle est basée sur une idée originale de Peter Paul Kainrath, le directeur artistique du festival Transart de Bolzano. La vidéo de Vers la flamme commence avec un long plan uniquement sur le piano et le radeau qui semblent dériver, abandonnés, devant l'époustouflante coulisse des Alpes : une énigme visuelle insolite et grandiose. Les premières notes du poème de Scriabine résonnent dans cet amphithéâtre naturel. À l'apogée du morceau, l'hélicoptère surgit dans le champ visuel de la caméra, puis il s'éloigne au loin sous les applaudissements du petit groupe de spectateurs installé sur les berges.

La limpidité de la méthode employée est en cohérence avec les tout premiers travaux de Signer : création d'un jet d'eau éphémère en faisant exploser une charge dans le lit d'une rivière peu profonde (Wassersäule, 1976/77) ou vidéo d'un sac en plastique explosant au-dessus d'un champ enneigé (Windsack, 1980), par exemple. Or ces images plutôt complexes, avec des références historiques, culturelles, environnementales, autobiographiques, font écho à ses oeuvres plus récentes et montrent toute l'évolution de son art. La pièce de Scriabine, écrite au début de la Première Guerre mondiale et un an avant sa mort, illustre le romantisme mystique du compositeur et semble refléter sa conviction que le monde allait périr par le feu. La vision crûment apocalyptique de Scriabine choque avec l'attitude teintée d'absurde et d'humour noir, clairement anti-romantique de Signer, fasciné par la brièveté de la vie et la violence des forces de la nature. Cette oeuvre nous rappelle également l'importance de la musique dans la vie de Signer. Son père était d'ailleurs musicien professionnel. Elle évoque un souvenir d'enfance où il rencontra deux voyageurs dans une forêt qui écoutaient de la musique classique sur un vieux gramophone. Cette situation l'a inspiré ensuite dans sa propre conception de la nature comme studio. En écho à cet intérêt pour la musique, le CCS a proposé à Roman Signer de projeter Restenfilme XX sous forme de ciné-concert. Ce film se compose d'un montage de chutes, suppléments, ratés d'actions et autres repérages. Comme l'action, à proprement parler, en est absente, la musique est libre de créer une présence stimulante. Signer a accepté et délégué le choix du musicien au CCS, qui a proposé le pianiste virtuose Yaron Herman. Une rencontre artistique explosive en perspective !

Rachel Withers.

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